Le film du match :
7e : Pénalité de Len Olivier. 0-3
14e : Essai de Marco Ferrer. 0-8
16e : Essai de Jérôme Naves. 0-13
16e : Transformation de Len Olivier. 0-15
23e : Pénalité de Len Olivier. 0-18
28e : Carton jaune pour Winston Mafi
33e : Essai de Pénalité. 5-18
33e : Transformation de Loïc Mazières. 7-18
33e : Carton jaune pour Jonathan Bousquet
37e : Essai Roimata Hansell-Pune. 7-23
37e : Transformation de Len Olivier. 7-25
44e : Pénalité d’ Anthony Lagardère. 10-25
44e : Carton jaune pour Ikapote Fono
56e : Pénalité d’Anthony Lagardère. 13-25
60e : Essai de Roimata Hansell-Pune. 13-30
60e : Transformation de Len Olivier. 13-32
65e : Pénalité de Len Olivier. 13-35
L’équipe biterroise :
Fernandes (Pedesseau) – Levi (Acquier) – Méric (Narvaez)
Martin – Smidt (Carpentier)
Zouhair (Delangle) – Méïté – Valthuizen (
Siro (Caussé) – Lagardère (Malié)
Bousquet – Mafi (Vidal)
Gmir – Mazières – Max

Nous savions que cette saison vivrait des moments durs et difficiles à encaisser. Mais le plus tard est le mieux. Malheureusement, une telle défaite remet les pendules à l’heure et permet un retour sur terre douloureux face à Oyonnax.
L’objectif premier de Béziers cette saison était d’être invaincu un maximum dans son antre du Stade de la Méditerranée. Après avoir réussi le premier test il y a 3 semaines face à Albi, les hommes de Benetton n’ont pas résisté à la vivacité des oyonnaxiens qui venaient en Biterre pour monter sur le podium. Et de belle manière !
Les biterrois seront vite coupés de leur élan des 5 premières minutes à cause d’une pénalité de Len Olivier à la suite d’un enchainement depuis leur camp. 0-3. Oyonnax est alors lancé et commence à multiplier les offensives qui envoie le 1er essai du match : 0-8.
A Dax et à Pau, Béziers s’est fait surprendre sur des erreurs d’inattention. Sur le renvoi, le demi de mêlée tape à suivre et les joueurs sont à la traine, Naves conclut. 0-15 après seulement 15 minutes de jeu. Les démons du début de saison reviennent. Pire, ceux d’il y a deux saisons aussi...
A 0-18, le public attend une réaction, une révolte qui arrivera enfin ! Siro passant petit côté à Lagardère qui au bout d’une course se verra rattrapé par l’ancien biterrois Jonathan Bousquet. Placage sans ballon, la sanction est double : essai de pénalité et carton jaune. L’ASBH semble se relancer mais dans la foulée l’USO inscrira son troisième essai par le centre Hansell Pune.
7-25 à la pause.

Au retour des vestiaires, les languedociens ont un peu plus de hargne et obtiennent deux pénalités converties par le buteur maison. A l’heure de jeu, Oyonnax obtient une pénalité, poteau. Les visiteurs sont plus vifs et malins : quatrième essai du bonus. 13-32. Une ultime pénalité biterroise viendra conclure cette journée cauchemard pour le public biterrois.
Que retenir du match :
Béziers a subi le gros combat et la vitesse d’Oyonnax qui s’affirme comme un cador de cette ProD2. Les erreurs en mêlée et en touche de la semaine passée ont été corrigées dans l’ensemble alors que la défense a du mal à trouver ses repères.
Cependant, les biterrois se détachent du collectif. Aucun lancement dangereux, aucun effort de rage. Ramo nous manque, par sa capacité à remettre le groupe sur les bons rails et à insuffler un souffle volontaire quand la machine semble se gripper, lui qui a su le faire très souvent.
Pire, au delà de la défaite contre le nouveau 2nd de PROD2, c’est ce manque d’engagement qui interpelle. Des recrues qui ont du mal, des blessures encore au goût du jour, un coaching encore mal compris et un public qui, bien que patient, semble devenir languissant d’une étincelle salvatrice. Pour preuve, cette supériorité numérique de 30 minutes, pendant lesquelles Béziers aura marqué... 3 petits points.
Après un week-end qui permettra de recharger les batteries, les biterrois iront à La Rochelle où Périgueux y a pris un bonus défensif : il faudra s’inspirer de cette réussite pour coller au peloton du maintien. S’en suivra ensuite deux réceptions dont le derby face aux Narbonnais. Nul doute que les supporters biterrois, qui attendent ce rendez-vous depuis longtemps ne pardonneraient sans doute pas une déroute identique...
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