Phoenix Battye, capitaine de l’ASBH : “Béziers un club avec une énorme passion”

27/04/2017
Rémy Rugiero

Captain Phoenix Battye, 3 saisons sous le maillot de l’ASBH

Il y aura de l’émotion au coup de sifflet final après la réception de Vannes ce soir à 20 heures au Stade de la Méditerranée. Plusieurs membres de l’équipe quitteront l’ASBH en fin de saison, certains en fin de contrat, d’autres non-renouvelés, et quelques-uns qui auront décidé de tenter une autre aventure tout aussi respectable. Aujourd’hui, c’est Captain Phoenix Battye qui aura nos faveurs, car c’est tout d’abord un seconde ligne de métier, très fort sur les fondamentaux, à l’aise dans le secteur aérien. Il aura parfaitement répondu aux attentes, lui qui avait débarqué dans un anonymat relatif mais qui au final aura convaincu dans ses sorties, s’affirmant dans son leadership en étant nommé capitaine et en se comportant sur et en-dehors du terrain comme un parfait gentleman. 

Phoenix, dernier match sous le maillot biterrois au Stade de la Méditerranée ce soir face à Vannes, on imagine que l’émotion sera au RDV ?

Ce soir je vais encore regarder notre public avant le début du match, pendant l’échauffement et lors du traditionnel passage devant la Tribune de Face qui sera certainement émouvant. Je garderai aussi le focus sur l’importance de la dernière rencontre à la maison pour remercier tout le monde. Nous sommes sortis du trou dans lequel nous nous étions mis en Décembre 2016, ce jour contre Dax où à l’époque j’avais dit à toute l’équipe qu’un nouveau championnat démarrait et qu’il fallait travailler dur pour sortir de cette situation. La meilleure façon de dire merci sera une belle victoire face à Vannes pour l’ensemble des personnes qui ont crû en nous. L’émotion sera présente forcément pour moi, d’autant que ma famille est présente pour les deux dernières rencontres. Ils m’ont vu que peu de fois sous le maillot Rouge et Bleu et ils ont traversé le monde pour venir partager ce moment avec moi. J’ai deux familles maintenant, l’une française, l’autre australienne, ce soir sera l’occasion d’unir tout cela.

 

⇒ Le souvenir le plus marquant durant ces 3 saisons sous le maillot héraultais ?

Il me revient beaucoup de très bons passages dans mon esprit et beaucoup d’amitiés enregistrées durant mon séjour à Béziers. J’ai comme souvenir particulier le match contre l’USAP la toute première fois, c’est là que j’ai compris la passion d’une équipe, d’un club, le rugby quoi ! L’ASBH est une institution avec une fabuleuse histoire et on ne peut pas l’occulter. C’était à Aimé-Giral, nos supporters avaient mis le feu dans les tribunes et j’ai compris ce jour-là l’importance du club vis à vis de nos fidèles qui nous suivent partout en France. J’ai ressenti cet instant comme une véritable surprise, un truc de fou que je ne connaissais pas et c’est un jour que je ne pourrai jamais oublier. Un véritable déclic de mon attente auprès du rugby en France et de cette ferveur admirable dans le stade, à domicile comme à l’extérieur.

“Le club n’est pas très loin de la vérité”

 

⇒ La signature actée l’année prochaine pour Oyonnax, Béziers possède t’il également les arguments pour évoluer dans l’élite en Top 14 ?

J’estime que le niveau progresse à tous les niveaux au fur et à mesure des semaines et des mois qui passent. Le championnat de ProD2 est une formidable compétition. Nous avons eu la chance d’avoir Manny Edmonds et Romain Carmignani qui ont mis en place beaucoup de choses pour professionnaliser le club concrètement, au quotidien et dont nous récoltons les fruits aujourd’hui. Et heureusement, nous avons la chance également d’avoir un nouveau staff compétent avec David Aucagne et David Gerard qui ont la même approche avec un très bon travail. Le club n’est pas très loin de la vérité, tout est mis en oeuvre pour mettre les meilleures conditions, les dirigeants vont dans ce sens en conservant la majorité de l’équipe qui possède des éléments de grande qualité. C’est vrai qu’il y aura quelques départs, mais d’autres leaders prendront le relais pour continuer le travail accompli. Pour ma part, je n’étais jamais seul pour mener mes coéquipiers, j’étais entouré d’un vrai bon groupe entre les locaux et les étrangers, chacun a donné pour maintenir un certain niveau, l’ensemble ne peut tirer Béziers que vers le haut. 

⇒ Une déclaration pour conclure auprès du public biterrois ?

Merci ! Je ne peux pas dire davantage, surtout cette saison qui fut tellement compliquée pour nous en 2016 avec des résultats catastrophiques, ils étaient toujours présents, bruyants, avec des couleurs et des encouragements à chaque instant et c’était réconfortant pour toute l’équipe. Je parlerai de la banderole :”Vous ne jouerez jamais seuls” que j’apprécie, très forte et symbolique. On possède un vrai soutien dans les tribunes, c’était véridique et perceptible. L’expression “16 ème homme” n’a jamais autant trouvé d’écho pour moi, nos équipes adverses seraient bien placées pour en parler lors de leurs déplacements à la Méditerranée. Je les en remercie profondément et chaleureusement pour ces beaux moments qui m’accompagneront toute ma vie.

Propos recueillis par Rémy RUGIERO

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