Nouvelle programmation: le bilan

24/05/2016
Sébastien

En cette fin de saison, nous avons voulu mettre en lumière la nouveauté de cette saison 2015/2016, tant voulue par certains présidents, d’Aurillac, d’Agen ou de Colomiers, et votée par une large majorité d’autres présidents de PROD2. Pour rappel, Canal+ Sport le jeudi, Eurosport 2 vendredi et dimanche (avec France 3) se partageaient les nouveaux créneaux horaires.
Nous avons uniquement pris les matches programmés autrement que le vendredi à 19h30.

Prenons les équipes les plus diffusées par créneaux :

JEUDI

  • L’USAP arrive en tête des diffusions le jeudi soir (10), juste devant Bayonne (9) et Lyon (8). C’est-à-dire 1/3 d’une saison à jouer un jeudi soir, et notamment 4 jeudi consécutifs en fin de saison. Un record pour un championnat qui se voulait homogène dans les diffusions.
  • A domicile, il était promis aux clubs de ne pas jouer plus de 3 fois (sauf enjeu sportif de premier ordre). Là encore l’USAP avec Béziers et Bourgoin sortent du lot avec 4 diffusions chacune. Pourtant, Bayonne et Lyon arrivent juste après avec 3 diffusions à la maison un jeudi soir. Et les autres ?… 1 ou 2 fois maximum. On relèvera là encore l’équité.

VENDREDI

  • C’est Biarritz qui enlève la palme des diffusions avec 8 rencontres, donc 4 à domicile. L’impact horaire est quand même moindre le vendredi (30 minutes d’avance) mais c’est quand même mieux de jouer ce jour-là que le jeudi. A noter que le BO, c’est 5 matches le jeudi, et 5 le dimanche.
  • Suit juste derrière encore l’USAP avec 6 diffusions, dont 5 à domicile. Peut-être une légitime compensation du jeudi avec quand même le dimanche et ses 7 matches programmés.

DIMANCHE

  • Enfin le dimanche ! le Saint-Graal de tous les supporters, le jour béni pour enfin se déplacer et retrouver la ferveur des matches de rugby. Etrangement, outre Bayonne qui est fortement représentée avec 8 rencontres (dont 6 à domicile – certainement pour compenser là encore les matches du jeudi et ses 9 diffusions), c’est Aurillac qui suit aux cotés de l’Aviron avec 8 rencontres dominicales.

 

Alors plusieurs enseignements au regard de l’égalité du traitement dans les programmations vis-à-vis des clubs à la lutte jusqu’à la dernière journée :

  • Lyon, champion sur et hors du terrain a bien évidemment bénéficié d’une large couverture, mais pas aussi importante qu’on aurait pu le penser, et relativement bien équilibrée entre les différentes plages horaires.
  • Bayonne a beaucoup joué le jeudi (9) mais compensée par le dimanche (8). Normal
  • Aurillac a  joué 2 petites fois à domicile le jeudi (4 en tout) mais 8 fois le dimanche. Avantagés les cantalous ? Etonnant quand même pour un club dont le président était un fervent défenseur du jeudi.
  • Mont-de-Marsan également a peu joué le jeudi (2 fois dont 1 seule à la maison) mais a par contre profité de quelques dimanches, puisqu’ils ont eu le plaisir d’y jouer 6 fois. Etonnant là encore pour un club finaliste du précédent exercice, et qui est demi-finaliste cette saison.
  • Colomiers : le club du Président Carré, qui comme son homologue aurillacois, a ardemment défendu les matches en semaine, est demi-finaliste cette saison. Mais a été également – étonnamment- oublié le jeudi soir (1 seule fois, à domicile) contre 6 fois le dimanche ! Surprenant de voir un club défendant les matches en semaine ne pas en profiter pleinement.
  • Béziers a profité au contraire des joies du jeudi soir (6 fois, dont 4 à la Méditerranée). Une aubaine certainement pour notre club ! Par contre, le dimanche, on le cherche, avec seulement 4 matches dont 1 seul et unique à domicile. A noter toutefois une rencontre le samedi mais à un magnifique horaire… 13h45. Merci la Ligue !
  • Enfin l’USAP est un peu comme Bayonne. Fierté populaire et identitaire beaucoup aperçue le jeudi soir, mais bien compensée le dimanche (10 programmations le jeudi et 7 le dimanche, mais seulement 2 fois à domicile)

En résumé, la programmation des matches en semaine n’a jamais connu un équilibre entre les clubs et a été souvent mise en avant auprès des clubs à fort potentiel public (LOU, Bayonne, Béziers, USAP et Bourgoin) : Oui, il faut comprendre qu’un stade vide à la télé… ça ferait tâche.

Par contre, le dimanche, aucun problème pour certains, notamment ceux qui justement prétendaient vouloir découvrir du rugby le jeudi, afin de « ramener un nouveau public ». Bien joué les gars !

Enfin, les droits télés devaient permettre aux clubs de mieux se développer et de profiter d’une nouvelle manne financière.
Tarbes relégué en plein milieu de saison. Bourgoin sur la sellette. Perpignan et Montauban en baisse de fréquentation. Béziers en pertes financières. Il n’y a pas à dire, tout roule !

La saison prochaine verra débarquer en PROD2 le SUA du Président Tingaud. En retrouvant ses acolytes cantalous et columérins, nul doute que les plages horaires du jeudi trouveront preneur auprès de ces clubs qui croyaient en ce jour sacré pour augmenter leur portefeuille partenaires, remplir leurs loges et donc pour faire venir un nouveau public.
A moins que comme cette année, notre trio présidentiel ne s’octroie les dimanches.

Lyon montant en TOP14, les autres ont donné cette saison.

Chacun son tour !
A vous messieurs !

Sans titre

 

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