David Gérard : “Aux mecs de voir ce qu’ils veulent faire de leur saison”

11/10/2018

Dernier match du deuxième bloc pour Béziers ce vendredi soir à Colomiers (20 heures). Un match déjà considéré comme charnière par David Gérard. L’entraîneur des avants espère une prise en main d’un groupe qui n’a, jusqu’ici, pas répondu aux attentes à l’extérieur. 

LA BASCULE VERS LE HAUT DE TABLEAU ?

“Il n’y a pas de surprise par rapport à l’ampleur de la tâche qui nous est proposée avec Colomiers qui, pour moi, n’est pas à son niveau (14e). Ça va être un match très engagé. Il va falloir faire preuve de beaucoup de valeurs pour pouvoir faire quelque chose là bas. On (le staff) croise les doigts pour qu’ont ait la capacité à relever le défi. C’est ce qu’on attend des mecs. C’est à eux de voir ce qu’ils veulent faire de leur saison : soit toute l’année ce sera pile ou face et jusqu’à la fin de l’année, tu joueras avec la peur ; soit à un moment donné tu vas enfin te lâcher et prendre du plaisir à aller jouer à l’extérieur. L’an dernier, on avait trouvé un sens à notre saison, à notre travail. Aujourd’hui, tu as l’impression que tu ne sais pas trop : t’es au bord de la bascule vers le haut mais t’es au bord de la bascule vers le bas. Et tant que tu ne sais pas, t’es dans le doute. Maintenant, il faut savoir.”

L’ETAT D’ESPRIT ATTENDU 

“La préparation est psychologique. Rugbystisment, les outils tu les as. Par contre, si tu mets pas de courage… le courage, ça ne s’apprend pas. La détermination, ça ne s’apprend pas. L’état d’esprit, pareil. C’est soit tu l’as, soit tu ne l’as pas. Après, je n’arrive pas à concevoir de temps en temps qu’on soit aussi fantomatiques en terme de valeurs, de courage et de détermination. Parce que perdre un match, ça arrive à tout le monde… mais il faut être courageux. A Carcassonne, j’ai vu des mecs très courageux, d’autres… (silence) ça n’était qu’un match. On veut de la consistance : si Colomiers nous bat, c’est qu’ils ont été meilleurs et qu’ils ont fait ce qu’il fallait. J’ai pas envie de repartir avec des regrets. Quant on voit ce dont on a été capable contre Oyonnax, je n’arriverai pas à accepter qu’ils (les joueurs) fassent moins maintenant.”

CONQUÊTE ET DISCIPLINE 

“Les contrer devant : ils vont jouer beaucoup de ballons devant. Vue les conditions, je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de jeu sur les largeurs. Il va falloir relever le défi de la densité physique devant, du combat, de la conquête directe : contrer leurs ballons portés où ils sont plutôt bons, mais aussi leur en imposer. Un peu comme on a fait l’an dernier où on avait retourné leurs armes contre eux. Et faire le moins de fautes possibles. Je ne veux pas qu’on joue petits bras. Je veux qu’on joue au rugby.”

Propos recueillis par Maxime GIL

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