Chronique de la Rambarde : contrat rempli pour Béziers

13/05/2016
Rémy Rugiero

La victoire bonifiée face à l’Aviron Bayonnais permet à Béziers de rester dans la course

Il flottait une odeur particulière hier soir au Stade de la Méditerranée au coup de sifflet final. Celle des derniers moments de la saison avec ses lots divers et variés. L’émotion était forcément au RDV pour plusieurs raisons, et cette dernière réception conclue par un bonus offensif face à un Aviron Bayonnais rajeuni, ouvre la porte à l’espoir. Celui d’obtenir sur le fil une qualification aux forceps, et surtout d’envisager un authentique quart de finale à Sapiac dimanche prochain. Retour sur les débats.

 

UN GROUPE AU DIAPASON

Dans la foulée de la victoire à Bourgoin, Béziers n’avait plus d’autres choix que de bien figurer à la maison pour cette dernière sortie. Pas uniquement pour le côté sportif d’ailleurs, mais pour rendre hommage aux départs actés nous y reviendrons de certains joueurs, et pour remercier de la plus belle des manières, un public toujours aussi bruyant et fidèle. Mélangez le tout et vous aurez les ingrédients d’une bonne soirée, où les absents auront eu tort une fois de plus. C’est un fait, à domicile cette saison, les hommes de Manny Edmonds ont la plupart du temps proposé un spectacle de qualité, emballant et qui vous donne le frisson. Comment occulter les performances enjouées pour ne pas dire plus, d’une formation orientée vers l’offensive et qui a procuré beaucoup de plaisir. C’est vrai il y a eu des couacs, des passages à vides terribles voire incompréhensibles, Dax restera dans les mémoires c’est une fait. Mais après tout, comme le dit si bien l’expression consacrée, c’est à la fin du bal que l’on paie les musiciens. L’heure du bilan n’a pas encore sonné, du moins pas avant la semaine prochaine.

La rencontre d’hier soir fut agréable. Comment ne pas prendre en considération la jeune garde bayonnaise venue s’étalonner avec courage face à l’ASBH. Pas forcément un cadeau au départ, mais nous aurons vu des comportements encourageants, qui prouvent que la formation française est de qualité. Malgré cette abnégation, les hommes du Captain Battye ont pris le match à leur compte. Une succession d’attaques, de passes après-contacts, d’audace qui au final seront récompensés de 4 essais avec une réponse basque tout de même pour un score de 31/5 à la pause au plus grand bonheur d’une tribune de face fière de cette prestation. Des mouvements d’envergure, véritable marque de fabrique biterroise, avec une charnière dans l’avancée avec une prise de risque maximale. Vraiment 40 premières minutes de bonne facture, avec l’aide d’un vent toujours aussi capricieux, mais une envie collective conséquente pour prendre le score et creuser un écart quasi irrémédiable. Le suspens résidait pour la suite, dans la conservation de ce bonus offensif si important dans ce sprint final.

 

TOUS A SAPIAC

Le second acte baissera tout même d’intensité, eu égard aux efforts fournis durant le premier, la débauche d’énergie consacrée se faisant ressentir. Béziers tenait le ballon et gérait quelque peu son avance. L’Aviron Bayonnais amorça bien quelques contres, mais pas suffisamment élaborés pour chatouiller l’objectif biterrois. 36/12, les 5 points dans la besace, contrat rempli. De quoi mettre un peu plus la pression sur les concurrents directs et d’avoir le sentiment du devoir accompli. La joie pouvait transpirait au coup de sifflet final, le terrain envahi par les supporters comme aux plus beaux jours. Des larmes, des sourires, une motivation de tous les instants, voilà le ressenti perceptible de cette fin de match. Rendons un vibrant hommage aux partants. Quels qu’ils soient, certains auront dans les mots la fierté d’avoir porté ce maillot et ses couleurs. On pense à Romain, Luigi, Éloi, Danré, Conrad mais à Thibaud bien sûr pur produit du centre de formation biterrois et à Félix, auteur d’une prestation majuscule et qui n’en doutons pas, lui sera promis un avenir radieux. Ces moments partagés, cette communion retrouvée, ces échanges sympathiques et cette force collective doit se traduire par un engouement proportionnel à cette côte d’amour.

Et nous profitons de ces lignes pour un lancer un appel. On le répète à l’envie, plus d’une décennie que l’ASBH n’avait plus joué un pareil scénario. Aussi passionnant, vers des sphères plus reluisantes qu’un maintien trop longtemps annoncé comme objectif. Il reste peut-être que 80 minutes à disputer, qui viendront clôturer ce chapitre 2015/2016 mais qu’importe. Si les joueurs donneront leur va-tout à Sapiac, le rôle du peuple Rouge et Bleu sera primordial. En bus, en voiture, en avion, en train, à pied, à la nage, il faudra trouver un moyen pour envahir la cuvette de Sapiac dimanche prochain. Notre discours se veut fédérateur, car pendant plusieurs semaines il n’y aura plus rien et il ne faudra plus avoir de regrets. Un dernier effort collectif, tous ensemble, pour que cette fin soit belle et peu importe la sentence finale, il sera toujours opportun de remercier comme il se doit, les protagonistes d’une saison qui aura marqué de son empreinte. Nous y serons, accompagnez-les vous aussi, TOUS A SAPIAC !