Bloc 1 : Sans éclat, Béziers a assuré le service minimum

01/10/2017

Six matches, trois victoires, trois défaites, un stade de la Méditerranée gardé inviolé, un bonus défensif glané à Bayonne, une 9e place (à égalité certes) au classement… Le début de saison de l’ASBH semble être en conformité avec les attentes. Presque quelconque, sans accroc et sans coup de folie. Mais si Béziers a assuré lors de ce premier bloc de matches, tout n’a pas été parfait, laissant des regrets, notamment lors des déplacements. Et après seulement un mois et demi de compétition, l’effectif est déjà diminué…

Pour sa dernière sur sa pelouse la saison dernière, Béziers s’était offert Vannes lors d’un match dénué de tout enjeu (43-40). Et c’est avec un peu plus de pression du résultat que Biterrois et Vannetais se sont affrontés le 18 août dernier. Démarrer la saison sur une fausse note à La Méditerranée aurait fait tâche, à l’aube d’un bloc qui n’avait rien d’une sinécure avec des déplacements à Bayonne, Biarritz et Grenoble, et conclu par la réception de Perpignan. L’ASBH s’était fait très peur, à cause d’une entame de match catastrophique (0-10, 10e). C’est finalement en seconde période que les joueurs de David Aucagne et David Gérard feront la différence. Un premier match en total paradoxe avec les cinq rencontres qui ont suivi.

CÔTÉ STATS : ENTAMES DE FEU, COUPS DE MOU APRÈS LA PAUSE

Car sur ce début de saison, la marque de fabrique du 10e du dernier championnat a été de réaliser des entames de matches quasi-parfaites. Un chiffre illustre ce constat : 27% du total des points marqués l’ont été dans les 20 premières minutes. Un tiers (4), c’est également le ratio d’essais inscrits durant cette même période par rapport aux 12 essais marqués en six matches. Mieux, Béziers forge son score lors du premier acte, ayant inscrit 58% de ses points avant le retour au vestiaire.  

 

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Pour autant, ne pas passer à côté de la première mi-temps n’est pas nécessairement gage de victoire. La preuve contre Bayonne et Biarritz où Béziers possédait une avance qui pouvait lui laisser espérer la victoire (3-13 à Jean-Dauger, 0-9 à Aguiléra). Las, les errements défensifs après la pause ont coûté des points au classement, comme en terres basques, ou ont fait passer quelques frayeurs, comme face à Aurillac.

Le chiffre clé : 70%, comme la proportion (gloable) de points encaissés en 2e période : 17/27 contre Vannes, 24/27 contre Bayonne, 18/18 contre Biarritz, 20/27 contre Aurillac, 8/8 contre Perpignan. Seul le déplacement à Grenoble reste une exception. Mais le sort du match était quasi scellé avant la pause.

 

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“On a du mal à s’emballer de notre bloc. Pour nous, c’est un bloc juste correct parce qu’on a fait le job à la maison”, déclarait David Gérard, en début de semaine, à l’heure de faire le bilan du début de saison. Il est vrai que Béziers n’a réalisé aucun coup d’éclat depuis la mi-août. 7e attaque (136 pts), 11e défense (140 pts), l’ASBH n’a fait qu’assurer le service minimum pour rester collée au wagon des qualifiables.

CÔTÉ EFFECTIF : TURN-OVER PERMANENT ET INFIRMERIE REMPLIE

Depuis le début de la saison, le duo d’entraîneurs de l’ASBH n’a eu de cesse de faire tourner son effectif, match après match. Et ce, sans forcément perdre en qualité au vue des différentes prestations effectuées. Au total, ce sont 37 joueurs qui ont été utilisés tout au long de ce premier bloc, le deuxième plus gros total, juste devant Narbonne (38 joueurs utilisés). Une concurrence permanente a donc été mise en place, mais David Aucagne et David Gérard semblent se rapprocher petit à petit d’une équipe type. 10 changements effectués entre Vannes et Bayonne, tout comme pour aller à Biarritz et recevoir Aurillac. 9 modifications ont été apportées pour jouer Grenoble, contre seulement 6 à l’occasion de la réception de Perpignan. Francisco Fernandes, Mathias Marie et Rémi Bourdeau forment la colonne vertébrale du paquet d’avants. Derrière, aucune tendance ne se dégage réellement et un secteur clé est mis en concurrence chaque week-end : celui de la charnière. Julien Blanc semble tout de même avoir pris l’ascendant sur Josh Valentine (4 titularisations à 2), mais à l’ouverture, tout reste ouvert. Tout comme dans la ligne de trois-quarts.
 

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Cependant, ce bloc a laissé des traces. Et a rempli l’infirmerie. En plus de l’absence de Marco Pinto-Ferrer pour encore deux mois, blessé en amical contre Narbonne (rupture du tendon d’un biceps), le staff rouge et bleu doit également se passer des services de ses piliers droits Jamie Hagan (retour dans 1 mois) et Karim Kouider (genou, retour en mars), du 3e ligne Tyrone Viiga (entorse du genou, retour dans 1 mois), de deux de ses centres, Rodney Iona et Jordan Puletua, ainsi que des arrières Lucas Daminiani et Jean-Baptiste Peyras.

Après seulement six rencontres, inutile de tirer des conclusions à tout-va, notamment en terme de classement. Les comptes commenceront à être faits après la réception de Carcassonne qui marquera la fin du premier quart de la saison. En revanche, le niveau de jeu rassure et les ambitions affichées à l’extérieur peuvent laisser présager un avenir serein. Un avenir qui se jouera à Nevers, face à Carcassonne, du côté de Montauban, contre Narbonne et sur la pelouse de Mont-de-Marsan. Après une première phase de rodage, les choses sérieuses vont véritablement commencer vendredi prochain. 

Maxime GIL

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